Les 24h vélo Skoda – Le Mans, en immersion

Récit-témoignage des 24H vélo Le Mans

1527.53 km et 365 tours de circuit cumulés pour nos 2 équipes

Ils l’ont fait ! 2 équipes, composées des collaborateurs de l’écosystème B2PConnect, ont participé au 24h du Mans vélo qui s’est déroulé le week-end dernier.

Équipe 1 : 4 hommes :

Équipe 2 : mixte 4 hommes et 2 femmes :

Au total les 2 équipes auront cumulé 1527.53 km et 365 tours de circuit !

Pour plus d’authenticité, le récit-témoignage qui suit a volontairement été rédigé à la 1ère personne. Il s’agit du témoignage de notre Responsable Communication, concurrente de l’équipe 2 du challenge inter-filiale B2PConnect.

J-1

Avant de partir, un dernier contrôle s’impose : vélo, casque, chaussures, maillots pour toute l’équipe, sac 1 pour les ravitaillements, sac 2 pour les affaires de roulage, sac 3 pour les vêtements de rechange, et le sac 4 pour le confort (sac de couchage, bouchons d’oreille, articles de toilette).

Jour J

En arrivant au circuit des 24 Heures du Mans, l’effervescence est palpable. Des milliers de vélos et de participants s’affairent à organiser les tentes, les paddocks et les loges.

L’excitation monte à mesure que la pression s’installe.

Les organisateurs annoncent de la pluie pour le départ, ajoutant un élément de défi. Il est temps de désigner qui prendra le départ en premier. Le choix est crucial, exigeant quelqu’un habitué aux départs tumultueux, dans la masse grouillante de cyclistes partant à toute allure.

Nous tranchons rapidement.  Pour l’équipe 1, Christophe prendra le départ. Pour l’équipe 2, ce sera Gabriel, le plus jeune de l’équipe, mais aussi le plus aguerri à l’exercice.

Notre groupe WhatsApp nous permet de communiquer rapidement et de préparer les relais.

Étape importante qui nous permettra de garder le rythme et de connaître nos temps de repos entre chaque relais :

#stratégie

Nous choisissons de faire un 1er relais de 45 min, afin de permettre à chacun de faire son 1er relais en plein jour. Si nous avions choisi des relais d’une heure, le dernier aurait tout de suite roulé de nuit.

#relais1 : top départ

15h

Le moment tant attendu du départ approche, mais la pluie tombe à torrents. Christophe et Gabriel sont déjà trempés avant même que le signal de départ ne retentisse. Abrités dans notre espace, nous les encourageons de toutes nos forces, même s’ils ne peuvent pas nous entendre. On y laisse quelques cordes vocales au passage. C’est cette énergie qui nous amènera jusqu’au bout.

Enfin, le départ est donné. Les voir s’élancer sur la piste est juste incroyable. La pluie redouble, transformant la piste en une surface glissante, et les premières chutes ne tardent pas à se produire.

À chaque tour, nous apercevons nos coéquipiers. « Allez Gabiiii !!! Allez Christophe !!! » nos cris résonnent malgré les averses incessantes. Après 25 minutes de course, les officiels décident d’interrompre le tour. La pluie est trop intense, les chutes sont devenues trop fréquentes.

Nous récupérons nos collègues trempés, mais entiers !

Après une brève pause, les relayeurs se préparent. Pour nous, c’est Jean-Claude, notre vétéran, qui se prépare à s’élancer. Nous reprenons nos encouragements avec une ferveur renouvelée. La pression augmente légèrement pour chaque membre de l’équipe. Peu à peu, l’équipe trouve son rythme de croisière. Chacun prend sa place, respectant les temps impartis.

Le plus difficile est de ne pas s’emballer, ne pas se « cramer » dès ce premier relais.

La vigilance est de mise, les équipes professionnelles doublent très fort et nous frôlent. Les avertissements concernant la vitesse élevée de la course ne sont pas exagérés.

Un peu plus vite, un peu plus fort. L’enthousiasme collectif, mêlé à l’esprit compétitif, nous pousse tous à donner le meilleur de nous-mêmes. Et voilà, les 45 minutes de mon 1er relais se sont déjà écoulées.

18h22

Alexis, de l’équipe 1 , est tombé. C’est un premier coup dur qui suscite une certaine appréhension. Heureusement, il va bien et peut continuer à rouler. Personne n’est à l’abri d’une chute, et sur le circuit, tout se déroule à une vitesse impressionnante.

Après cette montée d’adrénaline, il est temps de gérer la pause et de se reposer pour être en forme pendant la nuit.

#stratégie : le prochain relais sera plus long afin de nous permettre de disposer d’un plus grand temps de repos : 1h15 à maintenir un rythme soutenu, ce qui représente un autre défi.

Cette 1ère pause est compliquée à gérer. Il faut se reposer, s’allonger, mais impossible de dormir, il est trop tôt.

Pour recharger nos énergies, les stratégies de repos sont initiées, nécessitant des ajustements constants. Entre 20h et 23h, il est primordial de se reposer. Chacun de nous a ses propres routines de récupération. Pour ma part, j’ai opté pour de l’eau hydroxydase, des chips et des poissons gras (sardines, foie de morue, maquereaux).

Je m’efforce de maintenir ma concentration sur le moment présent (objectif repos) et de relâcher toute pression.

L’excitation de retrouver nos compagnons et de les encourager en bord de piste est très présente. L’expérience est à la fois impressionnante et incroyable.

Le jeune Gabriel a pris son 2ème relais : son impact est remarquable, il nous propulse à plus de 10 places en à peine 1h15 ! Nous passons à la 13ème place !

#relais2 : bonne gestion

23h15

Top départ pour mon 2ème relais.

Il est crucial de doser son enthousiasme pour maintenir un rythme constant pendant 1h15.

À l’approche de la fin de l’heure, la fatigue commence à se faire sentir. Il me reste seulement 15 minutes à tenir. La côte Dunlop est de plus en plus difficile à gérer. Mon relais arrive à son terme, et je suis satisfaite de ma performance, mais dès que je m’arrête, une profonde fatigue m’envahit. Je réalise que j’ai peu de temps pour récupérer avant mon 3ème relais qui se fera de nouveau en pleine nuit.

#break2 : repos difficile

Dans la loge, nous sommes environ cinq à essayer de nous reposer en même temps. L’objectif est de trouver un coin isolé pendant que certains se préparent, que d’autres mangent ou se changent. Chacun fait de son mieux pour éviter de faire du bruit et perturber les autres.

Vers 4h30, je m’éveille à nouveau. Je saisis mon téléphone pour vérifier l’heure et découvre une multitude de messages qui ont été échangés pendant la nuit.

Gabriel, notre cadet et aussi notre concurrent le plus rapide a fait une mauvaise chute. Il va bien, mais il est secoué et le vélo n’est plus en état de rouler.

Le temps file à une vitesse surprenante, et avant même que je ne puisse réaliser, je dois m’équiper. Je m’empresse de faire une mise à jour sur nos temps de relais.

Prochain départ à 5h55.

Je dois me préparer, mais je suis désorganisée. Mon esprit est dans le brouillard. Je saisis mon casque, cherche mes gants, abandonne mon casque pour les gants, puis perds mes gants et ainsi de suite. Cette confusion persiste pendant près d’une demi-heure, touchant pratiquement tous mes équipements. Je sens que ce 3ème relais sera difficile.

Chacun d’entre nous, à un moment, dans ces 24h, aura cet effet brouillard où il faut 30 minutes pour se mettre en tenue 😰

#relais3 : dans le dur

Jean-Claude arrive et me passe le relais. Mes jambes sont lourdes, sans énergie et j’ai froid. Je serre les dents, m’accroche et me répète de prendre les choses un tour à la fois. Peu importe la vitesse, l’essentiel est de tenir une heure. Après 20 minutes, j’ai toujours froid, ma motivation diminue et la crainte de chuter arrive.

Après environ 30 minutes de circuit, je décide qu’il vaut mieux m’arrêter après trois quarts d’heure. Je croise les doigts pour que Julia, qui prend la relève à 7h soit là en avance

Je reste concentrée jusqu’au bout, puis je sors après 45 minutes. Heureusement, Julia est là avec son sourire, toujours motivée, toujours prête. Elle s’est levée il y a un quart d’heure et est prête à en découdre. Merci !

#break 3 : les 1ers rayons de soleil

La journée n’est pas finie. Gabriel va bien, mais n’est plus en état de rouler. Nous ne sommes donc plus que 5 au lieu de 6 pour finir. Il va donc falloir rouler plus longtemps.

Je me change et descends prendre un vrai petit déjeuner et reste dehors un moment pour profiter des premiers rayons de soleil, bien couverte et réchauffée. La vitalité revient progressivement, ça fait du bien.

Julia et Stéphane rentrent de leurs relais. Eux aussi sont dans le dur.

La nuit a été longue pour tout le monde.

Dans la matinée, nous apprenons que nous finirons à 4, au lieu des 6 du départ.

#stratégie : Nous décidons de réajuster les relais pour continuer malgré tout. Nous sommes déterminés à aller au bout, à changer nos timings, à persévérer.


#relais4 : full energy

Il fait beau. Je me sens partante pour mes 2 relais à venir. Je prends la suite de David à 10h45.

Dès le début de ce 4ème relais, l’énergie est au rendez-vous. La phrase de l’amiral McRaven, « Vous n’y arriverez pas seul » résonne : en profitant de l’aspiration des autres cyclistes, on ménage ses forces. Les tours passent rapidement, et chaque montée Dunlop est grimpée avec vitalité cette fois !

#break 4 : ne rien manquer

Stéphane, qui s’est lancé dans le vélo il y a un an, n’a rien lâché et a tout donné dans son dernier tour. Il ne repartira pas pour un cinquième relais. Pas de problème. David, Julia et moi sommes boostés. Nous irons jusqu’au bout.

Nous sommes tous à nouveau « opérationnels » !

#relais5 : à fond !

13h30

Nous prenons notre cinquième et dernier relais.

13h30 à 13h55 : David
13h55 à 14h25 : Mathilde
14h25 et au-delà : Julia

Ces relais sont emplis de pur plaisir. À fond. On donne tout, avec le sourire !

Ça y est, nous l’avons fait ! Incroyable.


Clap de fin 🎬

Les sprints finaux sont épiques à observer. Quelle joie d’avoir relevé ce défi un peu fou.

Le temps est déjà venu de ranger, de dire au revoir, de rentrer et de récupérer.

Une hâte réelle : profiter d’une douche chaude !

Nous célébrons la fin de cette aventure avec un mélange d’émotions. La fatigue se mêle à la satisfaction d’avoir repoussé nos limites. Nous nous sentons tous extrêmement chanceux d’avoir partagé ce moment ensemble, de nous être encouragés mutuellement à chaque relais, et d’avoir vécu cette expérience qui restera gravée dans nos mémoires.

À ce stade, je n’ai pas envie de me séparer des copains et j’ai l’impression d’avoir vécu une semaine d’émotions en seulement 24 heures. Cette expérience restera une source d’inspiration et de souvenirs précieux.

Quelle aventure, merci à toute l’équipe !

Quelques chiffres :

  • 10 équipiers
  • 190 tours pour l’équipe 1
  • 175 tours pour l’équipe 2
  • 795.15 km parcourus pour l’équipe 1
  • 732.38 km parcourus pour l’équipe 2
  • 2 tubes de sportéine
  • 1 tube de granules d’arnica
  • 1 flacon d’huile d’arnica

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. LAVIRON julia dit :

    J’adore ! Tellement vivant ! J’ai l’impression d’y être à nouveau !

  2. Le prince Clément dit :

    Merci pr se partage d’expérience, au top, fière de vous 😉

  3. Brin dit :

    Bravo à vous six
    Top top

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